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L'ÉDITORIAL

Réputation.
Côté
business.

Des idées sur ce qui fait une réputation et ce qu'elle change pour l'entreprise, tirées de conversations avec des dirigeants.

L’IA parle déjà de vous.

Photo du rédacteur: LAURE GOLLY
LAURE GOLLY
il y a 2 jours
2 min de lecture


Cette huitième édition de Reputation means business part d’un constat : tout le monde se demande quoi construire avec l’IA, mais peu se demandent ce qu’elle dit déjà d’eux. Laure a posé la question pour elle-même et pour Olympia Advisory, en comparant les réponses de plusieurs outils d’IA.



Édition 08 de Reputation means business, par Laure Golly, Olympia Advisory


Beaucoup d’entre nous passent un temps considérable à se demander ce qu’ils pourraient ou devraient créer avec l’IA. Une autre question reçoit bien moins d’attention qu’elle ne le mérite : que dit déjà l’IA de nous ?



L'expérience menée.


J’ai fait le test sur moi-même et sur Olympia Advisory, en posant la même question à plusieurs outils d’IA : pour quoi étais-je connue sur le plan professionnel, comment l’entreprise était-elle positionnée, et sur quels éléments reposait la réponse ?


Chaque réponse a trouvé les contenus que j’avais créés, et des preuves indépendantes au-delà. Les réponses concordaient dans l’ensemble, sans être identiques.


L’une était approfondie, et assez prudente pour ne rien affirmer sans preuve. Une autre donnait des résultats détaillés, mais m’attribuait une spécialité que je n’ai jamais revendiquée. Une troisième n’en faisait ressortir presque rien. 



Ce que vous pouvez maîtriser.


L’IA puise dans ce qui est disponible et comble les vides par des suppositions, qu’elles soient vraies, exactes ou non. Vous ne pouvez pas maîtriser la réponse précise des outils, mais vous pouvez influencer les éléments à partir desquels elle est construite.


Une réponse mince ou générique signifie généralement que les informations disponibles ne présentent pas clairement votre travail, aux bons endroits. Publier davantage n’y changera pas forcément grand-chose. La cohérence et la sélectivité, sur plusieurs sources indépendantes, pèsent davantage que le volume de contenus que vous publiez vous-même.


L’objectif n’est pas d’obtenir la même formulation de chaque outil, ce qui serait de toute façon impossible, mais de s’assurer que la même association tient lorsque l’information ne vient pas d’un seul canal.



Une seule source ne suffit pas.


LinkedIn est d’ailleurs l’une des sources les plus difficiles d’accès pour ces outils : la plateforme limite davantage l’extraction et l’indexation que le web, si bien que ce qu’un outil en tire est souvent une image partielle, plutôt que l’image actuelle.


Ce qui maintient une association d’un outil à l’autre, c’est la confirmation par des tiers : une mention, une référence ou un article publié par quelqu’un d’autre que vous,, qui indique à l’outil que l’affirmation n’est pas simplement autodéclarée.



Clients, candidats, journalistes, recruteurs et organisateurs de conférences utilisent de plus en plus l’IA pour préparer leurs rendez-vous. Sa réponse peut être la première présentation que l’on a de vous, avant même que vous sachiez qu’une recherche a eu lieu.




 
 

Nos réflexions en avant-première.

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